L’Est de l’île est sans nul doute le « pays de la canne à sucre et de la vanille ».

Présentation :

Cette côte, bercée par les alizés, semble un véritable océan de cannes à sucre. Son importante pluviométrie a également favorisé la culture de la vanille et des letchis. C’est dans cette partie de l’île que l’on peut admirer les plus belles cases de style colonial des gros propriètaires, appelés « gros blancs ». On y trouve aussi les ruines des anciennes usines sucrières et de nombreux temples hindous. Dans les « Hauts » de l’est, la forêt primaire est traversée de nombreux cours d’eau. Cascades et bassins font les délices des amoureux de la nature. Aux embouchures de ces cours d’eau, on pratique la pêche d petits alevins, les « bichiques », caviar réunionnais.

L’église de Sainte-Anne, décorée par un curé alsacien et  ses paroissiens dans un style baroque et naïf.

La canne à sucre :

Cette plante originaire de Java, introduite en 1640, a façonné la culture et les paysages de l’île. Au début, elle servait de fourrage pour les animaux et à la istillation d’un alcool artisanal, l’arak. Vers 1820, elle devint la culture dominante en remplacement du café dévasté par une maladie. L’île compta de nombreuses grandes planattions alimentant plus de 200 usines. Aujourd’hui il ne subsiste que deux sucreries produisant 200 000 tonnes de sucre largement subventionnées par l’Europe. Les sous-produits du raffinage (mélasse) sont distillés pour obtenir le rhum industriel, utilisé dans la confe

ction de punchs et de rhums arrangés.

Avec cette production de cannes, de nombreux produits émanent de cette production tels que le sucre roux ou encore le « rhum charrette ».

Boisson emblématique de l’île, dont le nom vient d’une charrette de canne dessinée sur l’étiquette.

La vanille de Bourbon :

Déjà connue des Aztéques, cette orchidée grimpante originaire du Mexique, a été introduite à la Réunion vers 1819. Malheureusement on ne savait pas la faire fructifier. C’est seulement en 1841 qu’un jeune esclave, Edmond Albius, découvre  la fécondation artificielle.

Né  esclave en 1829, il découvre à l’âge de 12 ans la fécondation artificielle de la vanille. Affranchi en 1848, il prend le nom d’Albius. Il meurt dans la misère en 1890.


La préparation de la vanille est très longue. Prés de 19 mois s’écoulent entre la fécondation des fleurs et la vent des gousses. Dix mois après la fécondation, on récolte la gousse verte. Échaudée pendant trois minutes dans de l’eau à 65°, elle prend sa couleur brune. Il faut la laisser sécher et l’enfermer dans des caisses en bois pendant neuf mois pour qu’elle développe tout son arôme. L’appellation « vanille de Bourbon » inclut la Réunion, Madagascar et les Comores. La Réunion ne fournit que 1 % de la production mondiale.


Voici la recette pour faire un rhum vanille :

– 1 litre de rhum blanc;

– 5 cuillères à soupe de sucre roux;

– 5 gousses de vanille.

Laissez macérer 2 mois, avant de déguster en apéritif quand vous recevez des invités.




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A dame créole

Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.

Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire?
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d'orner les antiques manoirs,

Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le cœur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.

Charles Baudelaire.

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